{"id":33,"date":"2026-02-10T15:42:21","date_gmt":"2026-02-10T14:42:21","guid":{"rendered":"https:\/\/psychologue-idf.fr\/?page_id=33"},"modified":"2026-02-10T19:11:52","modified_gmt":"2026-02-10T18:11:52","slug":"parentalite","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/psychologue-idf.fr\/index.php\/parentalite\/","title":{"rendered":"la parentalit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Je ne supporte pas les pleurs de mon enfant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Stress, anxi\u00e9t\u00e9, incompr\u00e9hension, quand on est jeune maman, on ne sait pas toujours faire face aux pleurs de b\u00e9b\u00e9 et quand ils sont incessants cela peut vite d\u00e9ranger, faire culpabiliser ou encore faire souffrir. Pour \u00e9viter de transmettre ses angoisses et rejeter ses \u00e9motions sur l\u2019enfant, voici quelques conseils pour \u00eatre une \u00abmaman suffisamment bonne\u00bb et non parfaite. Par Darine Habchi<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la vie d\u2019un jeune enfant les pleurs sont choses courantes. Certaines femmes ne savent pas les interpr\u00e9ter et angoissent. Si pour la plupart des sp\u00e9cialistes les pleurs de b\u00e9b\u00e9 expriment diff\u00e9rentes \u00e9motions et sensations, faim, froid, inconfort, pour certaines personnes ils sont synonymes de souffrance. Comment reconna\u00eetre les pleurs de b\u00e9b\u00e9 ? C\u2019est une op\u00e9ration assez compliqu\u00e9e parce que lorsque le petit na\u00eet, aucune maman n\u2019a le mode d\u2019emploi. \u00abNous avons cependant, pu observer que les mamans d\u00e9veloppent une sensibilit\u00e9 particuli\u00e8re sur la fin de la grossesse, au moment de l\u2019accouchement et quelques mois apr\u00e8s. Elles manifestent leur envie de comprendre l\u2019enfant. Il semble important que les femmes aient ce d\u00e9sir de conna\u00eetre leur b\u00e9b\u00e9 pour pouvoir anticiper ses besoins, commencer \u00e0 se rep\u00e9rer dans leur nouvelle vie et surtout, ne pas vivre une situation \u00e9trange et pers\u00e9cutante\u00bb, pr\u00e9cise Nathalie Arnould, psychologue, psychoth\u00e9rapeute. D\u00e8s le d\u00e9part, qu\u2019il s\u2019agisse de la maman ou de l\u2019enfant, chacun doit apprendre \u00e0 trouver ses rep\u00e8res. Ce qui compte est que la maman et m\u00eame si elle se trompe parfois, ai envie de comprendre son enfant. \u00abLe plus emb\u00eatant c\u2019est lorsque la maman ne ressent rien et qu\u2019elle vit les pleurs comme une chose insupportable qu\u2019il faut arr\u00eater \u00e0 tout prix. D\u00e8s lors la relation d\u00e9marre mal\u00bb, ajoute la psychologue, psychoth\u00e9rapeute. Les b\u00e9b\u00e9s sont tr\u00e8s sensibles aux ressentis de leur maman. Si elle est angoiss\u00e9e, ils peuvent eux aussi le devenir. Il est donc, important de tenter de ma\u00eetriser ses \u00e9motions afin de lui permettre de se calmer dans les meilleures conditions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Maman trop empathique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019empathie, cette qualit\u00e9 peut se transformer en un facteur d\u00e9clencheur de culpabilit\u00e9 chez la jeune maman. Nora a 36 ans, elle a une petite fille de 18 mois qui pleure beaucoup et notamment en la voyant partir le matin au travail. Elle s\u2019en va presque chaque matin avec un profond go\u00fbt de culpabilit\u00e9. \u00abJe n\u2019ai jamais support\u00e9 de voir quelqu\u2019un pleurer ou dans la d\u00e9tresse et encore moins les enfants mais l\u00e0, il s\u2019agit de ma fille alors, c\u2019est pire. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019elle vit mal le fait que doive me s\u00e9parer d\u2019elle une partie de la journ\u00e9e. Il y\u2019a des moments je craque et pleure aussi \u00e0 mon tour en lui demandant ce qu\u2019elle a et en la serrant fort dans mes bras. Je suis ridicule en me mettant dans cet \u00e9tat, car elle ne sait pas encore me r\u00e9pondre et mon anxi\u00e9t\u00e9 peut aussi raviver ses \u00e9motions\u00bb, confie la jeune femme. Lorsqu\u2019un parent est responsable des pleurs de son petit, malgr\u00e9 lui, la culpabilit\u00e9 s\u2019intensifie chez lui. Une sorte d\u2019ambivalence s\u2019installe entre le fait de devoir partir et celui d\u2019\u00eatre responsable de la souffrance de la s\u00e9paration \u00e9prouv\u00e9e, par exemple. \u00abL\u2019id\u00e9al serait d\u2019accepter cette situation et surtout d\u2019expliquer \u00e0 son petit que nous-m\u00eame, ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons\u00bb., ajoute Nathalie Arnould.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Maman seule et \u00e9puis\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enfant peut r\u00e9veiller une souffrance chez l\u2019adulte qui n\u2019est pas assez solide pour accepter de ne pas \u00eatre parfait. L\u2019enfant leur renvoie qu\u2019il n\u2019est pas \u00e0 la hauteur et de l\u00e0 peuvent appara\u00eetre des comportements de maltraitance. \u00abCertaines femmes sont submerg\u00e9es par leur mal-\u00eatre dont elles n\u2019ont pas toujours conscience. Elles avaient r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er un \u00e9quilibre dans leur vie et l\u2019arriv\u00e9e de b\u00e9b\u00e9 \u00e0 bousculer leurs habitudes. Elles ne sont donc, plus dans une forme de disponibilit\u00e9 id\u00e9ale\u00bb, explique la psychologue, psychoth\u00e9rapeute. Lila, 34 ans, fait partie de ses femmes seules et d\u00e9bord\u00e9es quitt\u00e9es par le p\u00e8re de leur enfant. \u00abMon fils a trois ans et depuis que son papa est parti les choses sont encore plus compliqu\u00e9es pour lui mais aussi pour moi. Je ne travaille plus depuis qu\u2019il est n\u00e9 et je n\u2019arrive pas \u00e0 retrouver un emploi. Je suis frustr\u00e9e, angoiss\u00e9e, j\u2019ai les nerfs \u00e0 vif par rapport \u00e0 tous ces \u00e9v\u00e9nements survenus dans ma vie. J\u2019avoue que par moments, je m\u2019\u00e9nerve sur mon enfant lorsqu\u2019il me fait des caprices ou encore qu\u2019il fait des b\u00eatises. Je suis seule et j\u2019aimerai que mon fils re\u00e7oive une bonne \u00e9ducation, alors j e me montre dure parfois et le punit lorsqu\u2019il ne m\u2019\u00e9coute pas. Lorsqu\u2019il \u00e9tait plus petit il pleurait \u00e9norm\u00e9ment et ne voulait pas s\u2019endormir. Je ne supportais pas cela. Un jour, ma m\u00e8re m\u2019a vu faire et me l\u2019a imm\u00e9diatement retirer des bras, elle voyait que je ne ma\u00eetrisais pas mes \u00e9motions. Elle m\u2019a expliqu\u00e9 que lorsqu\u2019une maman porte son enfant, elle doit \u00eatre sereine, ce qui n\u2019\u00e9tait pas mon cas. Bizarrement il s\u2019est tout de suite tu, s\u2019est endormi. Je pense qu\u2019il a ressenti le calme de maman et cela l\u2019a apais\u00e9\u00bb. La naissance d\u2019un enfant est souvent une p\u00e9riode de transformation pour toutes les femmes. Il est important de se faire aider quand on a trop de r\u00e9actions incontr\u00f4l\u00e9es. \u00abL\u2019inconscient est tellement mobilis\u00e9, qu\u2019il agit \u00e0 travers nous et les r\u00e9ponses sont incoh\u00e9rentes et non proportionn\u00e9es \u00e0 la situation\u00bb, ajoute Nathalie Arnould.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Maman renvoy\u00e9es \u00e0 son propre v\u00e9cu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La grossesse, notre propre naissance, l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un enfant nous renvoie, parfois, \u00e0 nous- m\u00eames. L\u2019\u00e2ge de l\u2019adolescence par exemple, peut \u00e9galement rappeler aux parents de mani\u00e8re inconsciente ce qu\u2019ils ont v\u00e9cu pendant cette p\u00e9riode. Tout ce que nous avons en souvenir peut donc, \u00eatre r\u00e9activ\u00e9 par l\u2019enfant. \u00abLorsque j\u2019entends mon enfant pleurer, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une partie de moi qui pleure. C\u2019est un peu comme si je regardais en arri\u00e8re et revivais certains mauvais souvenirs. Je me revois entrain de pleurer, le jour o\u00f9 j\u2019ai quitt\u00e9 ma grand- m\u00e8re, qui m\u2019avait \u00e9duqu\u00e9 durant deux ans, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de trois ans, pour retrouver ma m\u00e8re. Je crois que je ne m\u2019en suis jamais vraiment remise, d\u2019autant que je n\u2019ai jamais retrouv\u00e9 cette douceur dont elle faisait preuve avec moi. Avec mon b\u00e9b\u00e9 de huit mois, j\u2019essaye au maximum de ma\u00eetriser mes \u00e9motions m\u00eame si c\u2019est difficile, par moments\u00bb, confie Nouria, 28 ans. Si bon nombre de femmes n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9gler les causes de leur souffrance, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est loin de ne toucher qu\u2019elles, puisque les hommes sont aussi concern\u00e9s. Ils peuvent voir \u00e0 travers leur enfant le petit gar\u00e7on qu\u2019ils \u00e9taient.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Comment faire face aux pleurs de b\u00e9b\u00e9 ?<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00abLorsque les pleurs sont r\u00e9currents et prolong\u00e9s, il faut que la maman tente de rassurer son petit, plut\u00f4t que de lui faire des reproches. Instaurer des rituels avant le coucher par exemple, en chantant, en dansant, en lui mettant de la musique permet de diminuer ses angoisses li\u00e9es \u00e0 la nuit. C\u2019est parfois tr\u00e8s dur pour les mamans de se sentir incapable de s\u2019occuper de l\u2019enfant, lorsqu\u2019elles n\u2019arrivent pas \u00e0 calmer ses pleurs. Cela est d\u2019autant plus vrai lorsque quelqu\u2019un d\u2019ext\u00e9rieur r\u00e9ussit \u00e0 l\u2019apaiser. Il est essentiel de pouvoir rassurer la maman sur le fait qu\u2019elle fait de son mieux. Il n\u2019y a pas de m\u00e8re parfaite, il y\u2019a des mamans \u00absuffisamment bonnes\u00bb. Si nous \u00e9tions parfaites l\u2019enfant n\u2019aurait pas l\u2019occasion de vivre des frustrations, comme celle de la s\u00e9paration. Il ne faut surtout pas laiss\u00e9 un enfant pleurer trop longtemps, sans intervenir au risque de ne plus le voir s\u2019exprimer et cela peut le plonger par la suite, dans un \u00e9tat de d\u00e9pression. Les mamans peuvent parler \u00e0 leur b\u00e9b\u00e9, tr\u00e8s t\u00f4t m\u00eame s\u2019il ne comprend pas. Il est n\u00e9cessaire de d\u00e9culpabiliser. Il est normal qu\u2019un enfant pleur et qu\u2019on ne puisse pas toujours trouver les raisons, mais il faut essayer. Il est aussi important que la maman soit \u00e9galement aid\u00e9e par le papa, la fami<\/em>lle, des amies, des voisines, cela soulage de pouvoir se reposer de temps en temps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Contact<\/strong> :<br>Nathalie Arnould, psychologue, psychoth\u00e9rapeute, 01 46 29 07 93<br>www.psychologue-idf.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je ne supporte pas les pleurs de mon enfant Stress, anxi\u00e9t\u00e9, incompr\u00e9hension, quand on est jeune maman, on ne sait pas toujours faire face aux pleurs de b\u00e9b\u00e9 et quand ils sont incessants cela peut vite d\u00e9ranger, faire culpabiliser ou encore faire souffrir. 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